20 juillet 2010

Mon Blackberry is back! Enfin presque...

Mon Blackberry est vivant !

Et oui, mon Blackberry est rentré vivant à la maison ! Pomme et Cerise aussi pas la même occasion. Je suis une mère en dessous de tout. Car franchement, je ne sais pas ce qui me fait le plus plaisir… Mon Blackberry ou mes filles ! Même pas un pet. Rien. Les portables, les i-pod, les i-pod touch, mes Lumix (tous ces trucs que l’on nous demande, à nous parents, de ne pas mettre dans la valise)… Nickel. Sauf ma Pomme, rentrée dimanche, qui s’est bien blessée à un pied la veille au soir du départ de Porto-Vecchico, et qui a débarqué à la gare en boitant, le pied en chausettes car elle ne pouvait plus mettre aucune chaussures. Les monos ont failli l’emmener chez le médecin, mais je les soupçonne de ne pas avoir été suffisamment « frais » pour le faire. Bref, dans la voiture à la gare quand elle m’a montré son entaille de dix centimètres environ…. Ben j’ai pris direct le chemin des urgences. Même pas eu le temps de passer par la case maison. Nous sommes tombées sur une médecin urgentiste que nous connaissons bien. Je t’ai déjà dis que Pomme était super sportive. Donc les chutes, les entorses, les poignets cassés, on connait et nous avons même une carte de fidélité. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois qu’il lui arrive une connerie de ce genre, on tombe sur elle. C’est clair, elle ne nous aime pas, et je ne peux même pas te dire pourquoi.  Genre vieille fille, des petites lunettes rondes, des cheveux gris/blancs/jaunâsse relevés en une immense choucroute sur le haut de la tête. Quand tu l’as vu une fois, tu ne peux plus l’oublier. En entrant dans la salle d’oscultation, j’ai cru lire dans ses yeux « c’est pas vrai ! qu’est–ce qu’il leur arrive encore à ces deux là ! ». Elle s’est contentée d’un :

« Alors Pomme, qu’est-ce que je peux faire pour toi aujourd’hui ? ».

Pendant qu’elle remplissait le dossier, Pomme lui explique qu’elle s’est blessée la vielle en corse sur des rochers en se baignant et qu’elle s’est ouvert le pied. Le médecin lui enlève son pansement, celui qui arrivait en direct live de l’île de beauté et qui avait bien vécu durant le voyage ! Je te fais de dessin. Elle osculte la plaie et se tourne vers moi :

« Non mais vous vous rendez compte ! Vous êtes complètement inconsciente d’avoir laissé son pied dans cet état ! C’est pas une petite entaille superficielle là ! C’est une plaie bien profonde qui risque de s’infecter ! »

Oh pétard ! ça commençait fort cette fois.

« Je vous signale que l’ai récupérée il y a 3/4 d’heure seuleument à la gare et j’ai en effet jugé la plaie suffisamment grave pour venir directement à l’hopital ».

« Et son carnet de santé, il est où là son carnet de santé ? ».

(M**** il est au fin fond de la valise sur le parking !)

« Non parce qu’avec vous je préfère m’assurer qu’elle est bien à jour dans ses vaccins ! ».

Non, mais la connasse ! Comment ça avec moi !

« Mais je suis parfaitement bien tous les vaccins. Le prochain c’est en octobre 2010. Ou 2011…. Heu je sais plus. Mais de toute façon tout est à jour ».

En fait, tu vois, c’est mon bon Docteur P. qui suis tout cela pour moi.

« Bon je préfère faire un rappel quand même. Et ces boutons de moustiques ! Vous avez vu ? Vous avez remarquez que sa cheville a doubler de volume ? Vous avez fait quoi pour ça ? ».

« Franchement, entre la gare et ici, pas grand-chose ».

« ça va s’infecter tout ça aussi ».

Ben vas-y, dis-moi qu’il va falloir l’amputer demain pendant que tu y es !

« Vous allez lui donner des antibiotiques pour tout ça ? ».

« Vous voulez prendre ma place ? parce que pouvez faire l’ordonnance aussi si vous voulez ! ».

Du calme me dis-je, du calme, ce n’est pas le moment.

« Et pour son pied ? ».

« Faut recoudre ».

Et là je peux pas te dire que j’ai vu ma pomme devenir pâle comme un dolipranne parce qu’avec le bronzage qu’elle m’a ramené, ce n’était pas possible. Mais j’ai vu les larmes qui commençaient à monter et son regard qui me suppliait.

« Vous allez lui faire une anesthésie locale quand même ? ».

« Pour cinq points, une anestésie ? ».

Je suis pas médécin, mais je pouvais te dire qu’il en fallait surement plus de cinq de points de souture.

« Ben oui, vous toucherez pas au pied de ma fille sans anesthésie, sinon… ».

« sinon quoi ? ».

« On se casse et va faire 30 bornes jusqu’au prochain hopital pour l’avoir cette anesthésie ».

Elle se lève en se marrant :

« ah ben si vous croyez que là bas ils vont vous en faire une…ah, ah, ah. ».

Sur ce ,elle chope un interne dans le couloir. :

« T’as de la couture à faire dans la 4, et t’as interêt de faire une anesthésie à la môme parce sinon la mère elle risque de te les ratiboiser en bouillie. Fais un rappel anti-tétanique. Puis regarde les piqures pendant tu y es. Tu désinfectes, tu recouds tout ça et tu la fous sous antibio. Faut croire qu’ils l’aimaient pas les moustiques corses la gosse ».

Et là, ma pomme elle a fondu en larmes. Elle était crevée, elle avait mal et la méchanceté de cette conne, ça l’a achevé. Heureusement, l’interne a été super sympa. il l’a bichonnée, consolée, lui à fait son anésthésie et a recousu comme un artiste afin qu’elle n’ait pas une affreuse cicatrice. (J’ai même regretté l’espace de cinq minutes de ne pas être venue pour mon Tampax). Il nous a trouvé un paire de béquilles et même les antibiotiques, désinfectants, crèmes et pansements afin de nous éviter une visite à la pharmacie de garde. Un amour ce gars !

A 20 heures nous étions à la maison et à 20h30, Antoine, tu sais son « toinou », depuis le CE1 il était déjà à la maison. Et lorsque j’ai amené son plateau repas à Pomme sur la terrase je l’ai trouvé en train de bichonner ma fille, de soigner tous les boutons un à un, comme si sa propre vie en dépendait. Et je me suis dis qu’elle en avait bien de la chance ma Pomme d’avoir un « toinou » comme ça dans sa vie. Et je suis partie me noyer dans un océan de linge sale. Pas de lessive en quinze jours. « Ben t’as pas eu assez de linge propre ? ». « Non, j’ai remis le sale !». A part ça c’était vraiment trop cool le camp.

Quand à Cerise, c’est vite fait. Elle est rentrée de quinze jours de voile hier midi. Samedi matin elle me téléphone : « Ze veux pas rentrer. Peux rester une semaine de plus ? ». « Non ma chérie, ce n’est pas possible, la colo, c’est deux semaines et je ne peux rien faire maintenant. C’est trop tard.». Donc depuis hier midi j’entends à la maison. « c’est chiant d’être rentrée », « c’est chiant, parce qu’ici c’est trop calme », « c’est chiant, tu vois là-bas y’avais toujours plein de monde, on rigolait en plus », « c’est chiant, je m’ennuie, « c’est chiant, je sais pas quoi faire », « c’est chiant, qu’est ce qu’on fait »….. J’arrête là, je pense que tu as compris l’ambiance.

Pour moi aussi, entre les lessives et le repassage, c’est déjà bien assez chiant comme ça….

Bon. Tout ça pour te dire que mon blacberry est bien rentré.

Oui mais. Parce que tu sais qu’avec moi il y a toujours un mais. Je ne l’ai pas encore récupéré. Là est toute la différence. Cela aurait été trop beau. Je crois qu’elle se l’est fait greffer à la main en corse. Elle ne le quitte, passe son temps à envoyer des mails et sms à ses copains de colo. Et le pire, c’est que c’est un amour avec moi. Je te jure, elle est gentille, calme, obéissante, patiente avec sa sœur. Bref un vrai petit cœur. Un exemple. Dimanche soir, après le départ de Toinou, nous étions toutes les deux sur la terrasse. Elle dans le hamac, pied oblige, moi dans un transat avec mon bouquin du moment. Et là, elle me sort :

« ça me fait vraiment plaisir de te revoir ma petite maman. Tu m’as manqué et je m’inquiète pour toi quand tu es seule ». Je soulève un sourcil en signe d’étonnement,  « si je te jure, d’ailleurs Cerise et moi on s’inquiète toujours pour toi et jeudi on repars pour une semaine et on va encore te laisser toute seule…. ».

« Vous aussi vous me manquez. Mais faut pas vous inquiétez pour moi comme ça, vous savez, je m’occupe ». Sous-entendu, « si vous saviez comme c’est le panard quand je suis seule, comme je respire, le bonheur total quoi ! » !

Déjà, cette remarque avait un peu éveillé mes soupçons. Mais ça n’arrête pas ! Hier :

« T’inquiètes pas ma petite maman si tu dois travailler demain, je vais m’occuper de Cerise. Je lui paye le ciné. On va aller voir twiligt. Même avec mes béquilles ». Moi j’ai failli m’éttouffer devant tant de gentillesse et de dévouement.

C’est vraiment trop louche. Je crois qu’elle essaie de m’embobiner la minette. Et moi, tellement heureuse de cette paix et de cette harmonie dans mon foyer, bien j’ose pas aborder lessujetsqui fâche , à savoir, rend moi mon blackberry. Et elle douce comme un ange, elle fait comme si de rien n’était. J’ai donc décidé de la laisser partir jeudi à paris chez sa tante avec MON téléphone, et de remettre à plus tard l’inévitable confrontation. Je sais, je suis faible et je n’ai aucune autorité. Je suis pitoyable !

-          Ma fille s’est-elle métamorphosée en ange ?

-          Ma fille est-elle entrain de m’hypnotiser pour parvenir à ses fins ?

Donne-moi ton avis. Même si j’ai déjà une petite idée sur la question.

Posté par The Three of us à 16:47 - Commentaires [12] - Permalien [#]


Commentaires sur Mon Blackberry is back! Enfin presque...

    Mère indigne, va !

    Comment peux-tu imaginer une seule seconde que son amour, "gros comme ça" pour sa môman chérie pourrait être mis en balance pour un vulgaire téléphone de crotte qui te piste partout avec son GPS incorporé, qui stocke pendant 2 ans tous tes sms, tous tes appels, reçus et sortis, qu'on en sait tout de ta vie minute après minute au point que même les flics utilisent ce machin à "hacker" à distance pour débusquer ce que tu faisais dans la journée du 11 septembre 2001, ne sait-on jamais, et quels ordres de bourses (ou autres achats-ventes) tu as fait ce jour-là et les suivants ?
    Qu'est-ce que tu dékonnes !

    Non tu verras, elle ira jusqu'à t'offrir l'équivalent trouvé dans une vente de charité ou une brocante pour te dédommager et te témoigner son éternelle reconnaissance de lui laisser le tien, voyons, sachant bien évidemment "qu'en matière de meuble, possession vaut titre" (dixit le Code civil du côté des articles 2.000 et des brouettes) et "qu'entre enfants et parents, il n'y a point de vol" (dixit le code pénal , mais ne me demande plus où, j'ai oublié).

    Mère indigne, va, qui se fait des plans sur la comète au lieu de vérifier l'état de la blessure de sa moitié de nichée, vraiment !

    Biz.

    PS : dis donc t'es encore célibataire la semaine prochaine ? Et on fait quoi tous les deux, alors ?

    Posté par L'ignoble, 21 juillet 2010 à 14:57 | | Répondre
  • L'ignoble, merci pour ce petit rappel du Code civil. Donc si je comprends bien, je suis foutue...

    Mais tu as raison je suis un mère indigne. Alors que j'imaginais le pire, un complot de ma fille contre moi, je n'avais tout simplement pas réalisée qu'elle est A-MOU-REU-SE. Si elle se montre si gentille et douce depuis son retour c'est parce que Mademoiselle Pomme vit sur un nuage d'amour et de tendresse.... Ah! Comme j'aimerais avoir 15 ans parfois....

    Sinon, la semaine prochaine je serais certainement encore célibataire, et la semaine suivante encore, et celle d'après encore.....

    Posté par emma, 21 juillet 2010 à 23:20 | | Répondre
  • Bé tu dis...
    On verra bien !

    Sa blessure va mieux, à ta Pompomme-girl ?

    Posté par L'ignoble, 22 juillet 2010 à 09:00 | | Répondre
  • La Pompomme-girl est sur pied, sans béquille, prête à repartir avec sa soeur aujourd'hui pour une semaine à Paris. "Les accros du shopping" sont sur le départ! Ouf!

    Posté par emma, 22 juillet 2010 à 09:54 | | Répondre
  • Aïe !

    Va falloir que je dégage de la kapitale, alors !
    Des fois qu'elles me "re-connaissent" avant toi-même...
    Ca ferait désordre, non ?

    Mais tant mieux pour Miss "Pompomme-girl".
    Ca se répare vite à leur âge, finalement.

    Posté par L'ignoble, 22 juillet 2010 à 13:41 | | Répondre
  • T'inquiéte! Si tu n'es pas habillé en PRADA elle te regarderont pas les ingrates! Je déconne! Quoique, avec Pomme....

    Serait-ce une invitation à venir dans la capitale?

    Posté par emma, 22 juillet 2010 à 16:23 | | Répondre
  • T'inquiéte! Si tu n'es pas habillé en PRADA elle te regarderont pas les ingrates! Je déconne! Quoique, avec Pomme....

    Serait-ce une invitation à venir dans la capitale?

    Posté par emma, 22 juillet 2010 à 16:34 | | Répondre
  • J'avais plutôt envisagé l'inverse : pendant qu'elles me cherchent dans la Kapitale (qui reste vaste, mais le monde est si petit....) je passais prendre le thé à l'improviste, par exemple.

    D'un autre côté, comme je ne sais pas où est ta théière et que le pays est encore un peu plus vaste que la Kapitale...
    Je n'aurais su quelle direction prendre.

    Bon, sauf si "Pompomme" a laissé quelques indications à mes "cousins" Corses.
    Mais tu connais les Corses, au moins de réputation, ils sont si discrets que même sur place, on ne trouve jamais aucun témoin (même pour les mariages, d'ailleurs : alors ils se pacsent désormais. En revanche, pour les parrains des "tout-petits", y'a foule !)

    Et puis j'y pars la semaine prochaine pour au moins 4 semaines : ça te donne le temps de réfléchir à la bonne question.

    Posté par L'ignoble, 22 juillet 2010 à 16:34 | | Répondre
  • Je réfléchirai à la bonne question!
    Allez un petit indice.... A l'ouest tu iras....

    Posté par emma, 22 juillet 2010 à 16:57 | | Répondre
  • Jusqu'à la mer ?
    Où sur la nationale 12 ?

    Posté par L'ignoble, 23 juillet 2010 à 10:16 | | Répondre
  • On va dire plutôt quelque part sur l'A81

    Posté par emma, 23 juillet 2010 à 13:37 | | Répondre
  • Oui bé c'est la route de Brest.
    Bon Rennes, c'est à portée, Saint Malo et St Brieuc aussi (je l'ai déjà fait), mais plus loin ou vers Vannes, c'est pas le panard pour faire l'aller/retour dans la journée juste pour le thé...
    Faudrait peut-être que tu me précises : infreequentable@hotmail.com

    Posté par L'ignoble, 23 juillet 2010 à 17:13 | | Répondre
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